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Présentation
générale
Située au Nord-Ouest de l'Etat
italien, au pied du massif du Mont Blanc côté italien,
la région du Val d'Aoste s'étend sur
3 300 km2, au carrefour des routes transalpines.
Population
Le Val d'Aoste compte 120.589 (2001)
habitants, répartis de façon inégale
sur le territoire : la densité de population
est de 37 habitants par km2 (1996) et la capitale Aoste,
compte 34.987 (1997) habitants.
Histoire
Si les premières communautés
humaines recensées historiquement remontent
au néolithique, le premier peuplement mentionné par
les conquérants romains est la tribu des Salasses,
issus des envahisseurs celtes (jusqu'au Ve s. av. JC)
et des populations indigènes. La défaite
des Salasses face à l'Empire romain (25 av.
JC) est à l'origine de la fondation d'Augusta
Praetoria, devenue Aoste. Intégrée au
royaume franc, puis au royaume bourguignon, la Vallée
d'Aoste passe en 1032 sous la domination de la maison
de Savoie, qui s'attachera au cours des siècles
suivants à garder le contrôle sur la région
en accordant des franchises aux communautés
urbaines et rurales, conférant par là-même
un fort particularisme politique à la vallée.
Cette spécificité ne cessera
véritablement qu'au XVIIIe siècle. Occupée
par les troupes révolutionnaires en 1796 et
incorporée à la République française
en 1798, la Vallée d'Aoste fit partie de l'Empire
français de 1804 à 1814, avant de retourner,
après le congrès de Vienne, sous le contrôle
du royaume de Sardaigne, devenu par la suite royaume
d'Italie. La période fasciste est marquée
par une italianisation forcée des populations
locales et par une forte immigration italienne. A la
création de l'Etat italien, un régime
particulier d'autonomie est conféré à la
région, du fait de son particularisme culturel.
Institutions politiques
Le système politique valdôtain,
issu du statut d'autonomie de 1948, repose sur une
assemblée régionale (le Conseil régional,
qui compte 35 membres), chargé de l'élection
du gouvernement régional. Le Val d'Aoste comprend
73 communes, elles-mêmes regroupées au
sein de 8 "communautés de montagnes".
Le Statut d'autonomie de 1948 a eu pour effet de transférer
les compétences de la «Province» à la «Région
autonome». Quatre autres régions italiennes
bénéficient d’un statut d'autonomie
: le Frioul-Vénétie Julienne, le Trentin-Haut-Adige,
la Sardaigne et la Sicile.
Situation
linguistique à première
vue
Prépondérance de
l'italien
L'italien est la "langue de tous
les jours" au Val d'Aoste : langue des relations
familiales dans la plupart des foyers, langue de la
vie économique, langue du monde politique. L'italien
est aussi, de par la Constitution italienne, la langue
de la justice.
Importance historique de la langue
française
L'ancrage du français au Val
d'Aoste remonte au XIIIe siècle, où il
est essentiellement langue de culture. L'appropriation
de la langue par le peuple est plus progressive, et
ce n'est qu'au XVIe siècle que le français
remplace le latin pour la rédaction des actes
officiels et l'enseignement : un édit du Duc
de Savoie Emmanuel Philibert officialise ce choix en
1561.
Avec le rattachement de la Savoie à la France
en 1860, suivi un an après par la proclamation
du Royaume d'Italie, la Vallée d'Aoste et la
Savoie sont séparées, après huit
siècles d'histoire commune. En Vallée
d'Aoste l'Etat italien prend une série de mesures
linguistiques visant au remplacement progressif du
français par l'italien ; ces mesures seront
portées à leur paroxysme sous le fascisme,
la politique d'italianisation forcée étant
alors accompagnée de mesures répressives à l'égard
de la communauté francophone. Par ailleurs,
l'immigration italophone (près de 38 000 personnes)
ainsi que le "déplacement" de près
de 26 000 Valdôtains contribuent à la
création d'un nouvel équilibre ethnique
et linguistique dans la région.
Autres parlers locaux
Plus d'un tiers des habitants
du Val d'Aoste connaissent, en plus de la langue
nationale et parfois du français, un dialecte
local, qui peut être le patois francoprovençal.
D'après l'enquête de la Fondation Chanoux,
près d'un tiers de la population connaîtrait
ainsi l'italien, le français et le francoprovençal.
D'autres dialectes, comme le piémontais ou
le walser, sont également parlés ponctuellement
dans la région.
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