Patrice Meyer-Bisch
Patrice Meyer-Bisch est né en 1950 et a étudie à Nancy, Fribourg, Paris et Strasbourg. Titulaire d’un doctorat en philosophie à l'université de Fribourg, il est habilité en éthique des Universités de Strasbourg.
Ses domaines de recherche sont les Droits culturels, éthique économique et droits de l'homme, les théories du sujet et de la démocratie, la méthodologie des sciences sociales et de l'interdisciplinarité.
 
 
 
 
 
 
Dernières publications
Droits culturels et traitement des violences.
Sous la direction de Patrice Meyer-Bisch, Stefania Gandolfi, Abdoulaye Sow, Caroline Bieger-Merkli.
Les facteurs culturels, notamment les pathologies identitaires, restent sous-estimés dans la compréhension des causes de violence. Ils sont également négligés dans les processus de démocratisation auxquels toute nation est confrontée. Cependant, la violation des droits culturels apparaît comme une des origines principales des violences, celles-ci s'accompagnant d'humiliation identitaire et de destruction des liens sociaux. C'est pourquoi les droits culturels doivent faire l'objet d'une attention permanente.
L'effectivité des normes sociales internationales dans l'activité économique.
Sous la direction de Patrice Meyer-Bisch, Jean-Jacques Friboulet, Eric Davoine.
Il s’agit ici d’un nouveau colloque interdisciplinaire tenu en 2007 à l’Université de Fribourg et qui a réuni divers spécialistes en sciences humaines. L’établissement progressif des normes sociales internationales, se référant plus ou moins explicitement aux droits humains, soulève plusieurs questions relatives à leur pertinence, à leur cohérence et à leur contrôle. Si les normes peuvent être considérées par un agent économique comme des contraintes externes, elles sont pour l’économie dans son ensemble des vecteurs de cohérence et des facteurs de production, car elles permettent de relier les capacités entre elles. A la base des lois démocratiques, les droits de l’homme servent ainsi autant à des fins de « bonne économie » que de justice.

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Download Analyse des droits culturels, in Droits fondamentaux, n.7, janvier 2008-décembre 2009 Analyse des droits culturels, in Droits fondamentaux, n.7, janvier 2008-décembre 2009 - 156 Kb
Le « sous-développement » des droits culturels est comme le symptôme d'un déficit qui concerne l'ensemble des droits de l'homme. Les défis posés à l'universalité par la prise en compte de la diversité culturelle s'ajoutent aux nombreuses critiques qui portent sur l'insuffisance des droits économiques, sociaux et culturels. Parmi ceux-ci, les droits culturels sont ceux qui posent le plus abruptement la question des fondements, notamment d'une compréhension exigeante de l'universalité.
Download Les droits culturels, axes d'interprétation des intéractions entre liberté religieuse et neutralité de l'état, in Francesco Tagliarini (a cura di) Diritti dell'uomo e libertà religiosa, Quaderni, Jovene editore, Napoli, 2008, pp. 31-47. Les droits culturels, axes d'interprétation des intéractions entre liberté religieuse et neutralité de l'état, in Francesco Tagliarini (a cura di) Diritti dell'uomo e libertà religiosa, Quaderni, Jovene editore, Napoli, 2008, pp. 31-47. - 2663 Kb
La prise en compte des droits culturels oblige à repenser la neutralité de l'État. Le respect des droits, libertés et responsabilités culturels ne peut se limiter à la neutralité, il implique un « devoir de soin » des patrimoines, comme autant de capitaux culturels, premières sources du développement personnel et collectif. Au sein du culturel, le religieux est en première ligne.
Download Les obligations liées à l’exercice des libertés d’expression et de conviction au regard du respect de la diversité des ressources culturelles, Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, Genève, 2008. Les obligations liées à l’exercice des libertés d’expression et de conviction au regard du respect de la diversité des ressources culturelles, Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, Genève, 2008. - 115 Kb
Les obligations liées à l’exercice des libertés de pensée, de conscience et de religion peuvent aujourd’hui être interprétées à la lumière du respect de la diversité des ressources culturelles et des droits culturels, compris au sein de l’indivisibilité des droits de l’homme. Le respect mutuel entre les personnes, incluant la possibilité d’exercer une critique mutuelle, est le premier fondement de la paix : c’est aussi une condition essentielle de la coopération et donc du développement. Sous prétexte de défense d’une foi ou d’une religion, des incitations à la discrimination, à la haine et à la violence sont formulées, tantôt à l’égard des personnes appartenant à des communautés religieuses, tantôt à l’égard des personnes n’y appartenant pas. Face à ce constat, il est essentiel de définir le contenu culturel des libertés et de préciser les obligations de « respect critique » à l’égard de la diversité des religions et des convictions.
Download Acteurs sociaux et souveraineté dans les OIG, in Revue Internationale des sciences sociales, 170, décembre 2001, pp. 671-679 Acteurs sociaux et souveraineté dans les OIG, in Revue Internationale des sciences sociales, 170, décembre 2001, pp. 671-679 - 2969 Kb
Pas plus que dans le domaine de l'économie ou de l'écologie, les états ne peuvent avoir les capacités nécessaires pour représenter les cultures, ni pour être les premiers acteurs des droits correspondants. Une réflexion sur la souveraineté, considérée comme système contraignant de principes régulateurs, et le rôle des organisations intergouvernementales dans la gestion des droits culturels.